• Histoire de la biodiversité

    • Genre : Patrimoine,
    • Publié en 2011,
    • 266 pages,
    • 26 €,
    • Editions : Editions L'Harmattan,
    • ISBN : 978-2-296-55368-2
    Il ne s'agit pas d'une monographie de plus sur la biodiversité. Nous avons essayé de réaliser, à la fois, un travail d'historien, de géographe et de naturaliste. Par choix personnel, nous avons retenu l'hypothèse biochimique, qui placerait l'apparition des premiers êtres vivants il y a près de 4 milliards d'années, et seule la thèse évolutionniste a été retenue.
    Le Précambrien couvre 90 % de l'histoire de la vie, laquelle ne se diversifie qu'à la fin de la période, avec l'étape fondamentale de la faune d'Ediacara. Au cours des 500 millions d'années qui suivent, la biodiversité a connu des phases de radiation évolutive à partir de la faune de Burgess. Au Paléozoïque s'effectua la radiation de la majorité des genres actuels, le Mésozoïque et le Cénozoïque connurent celle des tétrapodes et des phanérogames. Parmi ces avatars, l'accent a été mis sur les extinctions massives, qui mirent en péril la biodiversité. En effet, la quasi-totalité des genres a disparu à la fin du Permien.

    Avec le Quaternaire survint une période cruciale : la succession d'épisodes glaciaires et interglaciaires brefs provoqua un stress violent sur la répartition des biomes et de leurs écosystèmes. Surtout la rapide radiation évolutive du genre Homo a conduit à une originalité : la domination de toutes les espèces par une seule : Homo sapiens.

    C'est l'Anthropocène : de la Révolution Néolithique aux Révolutions Industrielles, l'histoire agricole, l'expansion commerciale et les progrès de l'industrie ont conduit à une perturbation des écosystèmes. À l'évidence, des espèces ont disparu depuis 1500, et d'autres seront menacées d'ici 2100.

    L'accélération du processus évoque l'imminence d'une extinction massive.

    Giret